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PRESENTATION
Honecker 21, ou les vingt chapitres de la vie d’un Berlinois moyen. Homme ordinaire, il souffre de maux qu’il juge extraordinaires parce qu’il les croit uniquement les siens. Ce sont en fait les maux communs de notre florissante société, entre bureaucratie folle et libéralisme ricaneur, tyrannie patronale et laxisme sentimental, course au confort, égarements financiers, et bien sûr passages répétés par ces guichets de l’humiliation que sont les comptoirs des services après vente…
Berlin, première décennie du troisième millénaire de notre ère, quelques jours avant le passage à une quelconque année suivante. Matthias Honecker est las, et d’ailleurs rien ne va : les voitures font des caprices (la sienne surtout, une « Avantime » de chez Renault qu’il a acquise par ignorance et snobisme mêlés), les machines à café dysfonctionnent aussi (la sienne notamment, forcément), les couronnes dentaires désertent la mâchoire sans prévenir.
Absurdement tragique et suscitant tour à tout le rire le plus grinçant comme le plus libérateur et le plus dionysiaque, l’abominable destin de Honecker, servi par une langue d’une efficacité et d’une rigueur sans pareilles, s’incarne dans un personnage inoubliable qui peut légitimement prendre place aux côtés du mythique Charlot de Chaplin ou au sein de l’univers déjanté des Monty Python britanniques. Puissamment cathartique, un roman d’une verve et d’une justesse exceptionnelles qui nous donne, depuis Berlin, des nouvelles de l’humanité telle que nous la faisons ensemble ici et maintenant sans parvenir à la refonder, sur le versant occidental de la planète Terre.
Disponible à la vente fin août 2009 |