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Versaillais de provenance, Arnaud Demanche se tourne d'abord vers la pub, ce qui s'avérera d'un ennui mortel. Alors, au lieu de bosser, il se fait passer pour J. Chirac sur Internet, en y tenant son blog . Initiative qui le conduit à travailler avec Karl Zéro, d'abord au Vrai Journal, puis sur le net : il tire notamment le portrait des invités politiques du Club du Net AOL. Parallèlement, il continue à écrire en presse / web / télé / radio, par exemple sur France Inter, ce dont ses parents sont très fiers. N'ayant aucune expérience de réalisateur ou de comédien, c'est tout naturellement qu'il se lance dans les deux domaines à la fois, en exorcisant maladroitement son pote Fred Royer dans son premier court-métrage : Malédiction. Bien sûr, tout ceci se fait entre les cérémonies des Gérard : le travail avant tout.
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Picard d'extraction, Stéphane Rose migre à Paris après son bac pour entamer de fastidieuses études supérieures qu'il abandonne finalement pour embrasser la prestigieuse carrière de pigiste dans la presse pour adolescentes (Jeune et jolie, Girls, Lolie…) où il distille des conseils de séduction à des jeunes filles dont il aurait l'âge d'être le père. Dans un obscur recoin du vaste web, il rencontre ses amis Frédéric Royer et Arnaud Demanche et multiplie les projets en leur compagnie, dont le tristement célèbre site L'Examineur – c'est à Stéphane Rose que l'on doit la rumeur « Miss France (Elodie Gossuin) est un homme » – et autres réalisations potaches qui le mènent naturellement à co-écrire avec ses acolytes la cérémonie des Gérard de la télévision.
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Vésigondin d'origine (du Vésinet, comme Maguy), Frédéric Royer a commencé dans la vie active comme cadre commercial chez Saint-Gobain. Il a ensuite participé à la création du mythique Infos du Monde (« La femme à deux têtes et son bébé à deux têtes », « L'enfant chauve-souris »…), ce qui l'a mené tout naturellement à collaborer à des magazines comme Marianne ou Le Nouvel Economiste, avant de devenir le spécialiste politique de Voici (avec des articles aussi pointus que « Cécilia Sarkozy : ses filles avant tout » ou encore « Ségolène Royal : vacances, j'oublie tout »). C'est par pur désoeuvrement qu'il entraîne ses comparses Arnaud Demanche et Stéphane Rose dans la création des Gérard du cinéma, bientôt suivis par les Gérard de la télévision.

fabrice argelas
Voici
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nils c. ahl
Le Monde des Livres
frédéric beigbeder
as himself
andy bilchlbaum
The Yes Men
marie bouvier
The Different Magazine
david chatelus
as himself
rokhaya diallo
Les Indivisibles
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yves eudes
Le Monde
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philippe jousselin
Hachette Littérature
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david koubbi
28 Octobre
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géraldine
levasseur
Marie-Claire
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yann le poulichet
Voici
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olivier malnuit
Technikart
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peggy olmi
France 2
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marie ottavi
Closer
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christelle parlanti
Envy
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alexandre pesle
as himself
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julien pot
TF1
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cecile villain
Publicis
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aude walker
Glamour
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hortense assaga
Tropique fm
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audrey lecoq
Les Inrockuptibles
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emilie arthapignet
Spécial K
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philippe di folco
as himself
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samuel loutaty
Envy
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francesca serra
Grazia
LE JURY DES GERARD DU CINEMA 2010
Le Big Gérard's Band (B.G.B.) est l'orchestre officiel de la cérémonie des Gérard, qu'il ponctue de petits jingles et autres virgules musicales dans un registre funk de gala. Le B.G.B. se définit lui-même comme un groupe de « funk gonzo » : à l'instar du porno gonzo où l'on passe à l'action dès les premières images sans s'embarrasser de scènes de comédie inutiles, le B.G.B. distille des jingles qui ne dépassent jamais les dix secondes en s'épargnant tout préliminaire. « Droit au but ! », comme on dit à l'O.M.
Le B.G.B. est composé de :
benjamin fau (claviers) :
Ecrivain à la ville (« La route sous nos pas », son dernier roman, est édité chez Panama), Benjamin Fau se fait musicien à la scène dernière son orgue Casio CT-670, une relique dont il est un des derniers possesseurs en France (à l'instar d'un téléphone Garfield et d'une coupe de cheveux Boss Hog) et qui fait tout le charme du son du B.G.B.
stéphane rose (samples) :
Le troisième auteur des Gérard est également l'homme-sampler du B.G.B., pour les besoins duquel il pille allègrement le patrimoine funk américain des années 70-80. Par décence, nous n'évoquerons pas ici son passé de guitariste dans divers groupes de death-metal picards.
nicolas monhardt (basse) :
On le croise la journée dans les tours de la Défense en costume et en attaché-case mais le soir, Nicolas Monhardt fait péter le marcel et les Ray Ban dans diverses formations musicales. Il officie même en solo sous le nom de Monsieur Moutarde.
emmanuel chehab (guitare) :
Quand il ne joue pas de la guitare pour le B.G.B., Manu Chehab taquine du oud, du saz et autres variétés de luths exotiques dans diverses formations musicales, dont Maa Julu, un trio qui mêle musique classique occidentale et orientale. Quand il pose enfin ses instruments, il enseigne le français à de jeunes collégiens indisciplinés.
