Nul n?est censé ignorer la loi !
Ce bel adage (de?) faussement présumé valoir de ce que de droit est le pilier de notre démocratie depuis le code Napoléon. Mais voilà, car il y a un mais, cette maxime nullement mentionnée dans la constitution française permet à notre Etat de nous assujettir et nous dompter à souhait ?Dans la bouche d?un procureur de la République, pareil aveu a de quoi étonner ; il demeure toutefois compréhensible. La méprise sur le véritable sens (censé dans ce cas voulant dire présumé) du célèbre précepte est si générale que le garde des Sceaux a pu lors d?une interview mise en ligne en tout début d?année sur le site de la Chancellerie déplore qu?il soit devenu très difficile de le respecter. Le 5 février 2010, un communiqué commun aux deux assemblées instaurant un groupe de travail paritaire « pour créer les conditions d?une meilleure qualité de la loi » commence par la question suivante : « Nul n?est censé ignorer la loi ? ». La méprise n?est donc plus réservée à l?homme de la rue, au justiciable ordinaire ; elle se répand de plus en plus chez certains juristes, membres des professions juridiques et judiciaires (Police et Gendarmerie en première ligne), y compris chez quelques magistrats du parquet et même au sein du parlement.
Dans ces conditions, comment peut on demander au vulgum francescus de 2012 d?être plus Royaliste que les juristes dans ce système qui, outre d?être hyper-productif en lois annuellement votées -ceci depuis 30 ans sous la pression de lobbyistes et d?associations de tous poils- tout en garnissant le calorifique mille feuilles des lois Européennes, n?a pas la politesse de fournir le journal officiel avec la déclaration de revenus...
« Une chose n'est pas juste parce qu'elle est loi ; mais elle doit être loi parce qu'elle est juste. ».Montesquieu ; dommage que nos élus obtempèrent plus aisément aux lobbyistes qu?à cet apophtegme.
Comment continuer à parler de « Liberté-Egalité -Fraternité » ostensiblement ressassé sur le fronton des édifices publics de notre République quand nos élus bafouent cette devise en votant des lois incompréhensibles -même pour la majorité d?entre eux- afin de nous soumettre subrepticement à leur évangile anti-libertaire ceci sous le couvert d?une soi-disant démocratie largement éloignée de celle originelle de la Grèce antique.
Comment nommer «démocratie » un pays dont le système électif nous impose perfidement le choix entre d?élitistes blancs bonnets et benêts blancs depuis le Général de Gaulle -lui-même ayant usurpé son accès au pouvoir par son fameux « je vous ai compris »- et qu?aujourd?hui, en arbitrant pour un temps de passage télévisuel des candidats en fonction des % obtenues dans les sondages, favorise de facto deux partis tout en lénifiant au passage les avis jugées non-conformes aux diktats des politiques en place depuis la Vème?
-Pourquoi ne pas octroyer le même budget de campagne à chaque parti ?au moins pour les Présidentielles- afin que chacun ai les mêmes moyens pour s?exprimer ?
-Pourquoi ne pas retrouver la proportionnelle voir même une variante pérenne de la troisième république ?
Enfin ! C?est que mon humble avis...