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Une femme du Sud qui ne tutoie pas son prochain ? On m'aurait menti ?Nina06 a écrit:
Bien sûr, on peut se tutoyer sans problème. Disons que je ne le fais pas d'emblée parce que ça ne plait pas à tout le monde et il faut respecter les sensibilités de chacun...

Que fais-tu ce soir, Nina ? La même chose que tous les soirs Minus, tenter de conquérir le monde !Nina06 a écrit:
Le mâle au centre de la société oui, il suffit en tout cas de le laisser croire

C'était quel genre de "macho" ? Tu serais surprise de connaitre la véritable origine de ce mot...Nina06 a écrit:
et j'en parle en parfaite connaissance de cause, ayant fréquenté pas mal de "machos"
Pour moi, le drame de Zemmour, c'est qu'il constate et qu'il expose ses conclusions sans rien mettre au milieu, si ce n'est son éternel "Mais vous le savez très bien".Nina06 a écrit:
"La féminisation", vaste sujet, il faudra que tu nous en parles plus en détail. Mais ce que je retiens avant tout, c'est que nos 2 Eric suscitent pas mal de vocations et d'envies chez les uns et les autres et je trouve cela vraiment très positif.
Et tout particulièrement celles qui me laissent entendre que je suis au centre de la société.Nina06 a écrit:
Et tu sembles adorer les femmes, tout comme notre cher Zemmour



Pour ce que je connais, c'est surtout le Sud du Sud (mes deux parents sont algériens).Nina06 a écrit:
Que sais-tu exactement sur les femmes du Sud ? Je serais bien curieuse de le savoir

De ce que je sais, ça signifie "mâle" au sens "homme viril". D'ailleurs, ma prof d'espagnol répétait souvent "Muy hombre, muy macho". A bien y regarder, les féministes ont réussi un sacré tour de force: détourner un mot de son sens afin de honnir l'homme dans toute sa virilité.Nina06 a écrit:
Pour les "machos" et le "mâle au centre de la société", je t'accorde aisément qu'il s'agit d'un raccourci assez simpliste. L'origine du mot, il s'agit de "massue" en espagnol, non ? (je ne parle couramment que l'italien, mais j'ai une copine prof d'espagnol : je lui demanderai le sens exact).
Fais attention, j'ai une mémoire d'éléphant.Nina06 a écrit:
Je pourrai également te faire une thèse sur certains hommes que j'ai très bien connus, mais je manque de place ici, ce sera pour une autre fois

Je propose: que quelqu'un (ou plusieurs personnes) prenne son bâton de pélerin et fasse un documentaire sur les thèses zemmouriennes. Il durera le temps qu'il faut (vu l'animal, France 5 le passera en nocturne en une trentaine de tomes :p), mais il lui permettra d'exposer son raisonnement de bout en bout.Nina06 a écrit:
C'est vrai que Zem termine souvent par son fameux "Mais vous le savez très bien" mais que veux-tu, il manque de temps pour s'exprimer autant qu'il le voudrait, surtout qu'il est pressé par Naulleau (et ce dernier, le pauvre, a fort à faire).
Tu penses à certains exemples/cas en particulier ?Nina06 a écrit:
Et tu ne vas sans doute pas me croire mais je suis d'accord, globalement, avec toi : l'émancipation de la femme a eu quelques côtés inattendus, sans doute assez pervers, c'est ce qu'on appelle "le double effet Kiss Cool".
Il y a du progrès, je passe de "cas desespéré" à "grave". Merci pour tes encouragements, prof' !Nina06 a écrit:
Pour finir, j'adore ta conclusion, bravo, tu as un "grave sens de l'humour"
Heureusement que nos 2 Zerics sont là pour m'aider, au moins 1h par semaine, à me sentir un peu moins bête...
Voila quelque chose que je ne m'attendais pas à entendre... Si j'ai bien compris, les hommes "modernes" ont si bien intégré la doxa féministe que les femmes ne s'y retrouvent plus et aimeraient un retour, même timoré, de l'Aldo Maccione ?Nina06 a écrit:
Et oui, j'ai beaucoup d'exemples concrets lorsque je te parle de l'"effet pervers" de l'émancipation de la femme : j'ai autour de moi plusieurs cas de femmes, amies ou connaissances, en couple, célibataires, divorcées, avec ou sans enfants et qui vont mal, parce qu'il est très difficile de conjuguer vie familiale, professionnelle et sociétale mais aussi sans doute, parce que la plupart des hommes ne répondent plus à leurs attentes. Mais elles n'en parlent pas car c'est compliqué : on peut passer aussitôt pour "réacs" ou bien, on nous accuse de trahir notre condition (féminine s'entend), en reniant tous les progrès qui ont été faits depuis 50 ans pour la libération de la femme. Alors qu'en réalité c'est loin d'être aussi tranché, dans un sens comme dans l'autre...
Interlude cinématographique a écrit:
Notre société fait la promotion de ces « wonder-women » tirées à quatre épingles qui parviennent avec brio à prendre des responsabilités au sein de leur entreprise tout en sortant dans de bonnes conditions pour prendre leurs enfants à l'école, leur faire faire les devoirs, préparer le repas pour toute la famille et assurer le devoir conjugal. La salle s'éclaire, tonnerre d'applaudissements dans l'assistance. L'actrice principale et ses innombrables doublures (assistante, secrétaire, nounou, domestique...) se positionnent à la table pour signer les autographes. Des produits dérivés (capsules de caféine, antidépresseurs, crèmes anti-âge et autres substances blanches) sont vendus à la sortie de la salle, à côté du pop corn et des crèmes glacées.
Pour prendre le contrepied de la lassitude d'un public à l'oeil désormais assez aiguisé pour des effets spéciaux aussi grossiers, la même maison de production propose un remake hollywoodien (ou suédois , c'est façon) dans lequel les doublures sont remplacées par l'homme moderne et le chef d'entreprise conciliant (ou rendu conciliant par quelques lois savamment disposées). La critique lui réserve cette fois un accueil plus mitigé. « Moins crédible que le premier opus » titre Le Figaro. Pour Le Point, « la richesse du casting fait la pauvreté du résultat », tandis que l'Humanité s'extasie comme à son habitude devant « des acteurs au jeu juste et une humanité transcendée ».
Tu ne me connais pas, ça se voit. Non rassure-toi : je dois être à peu près aussi nulle que toi. En réalité, je suis prof d'italien (rien d'étonnant), mais aussi de lettres.
Passe une bonne nuit.
